17 pays africains en pénurie en 2010.

17 pays africains en pénurie en 2010.
Une déclaration ministérielle signée par 22 pays africains lors d'une conférence internationale sur l'eau indique qu'au moins dix-sept pays du continent africain

(l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, le Burundi, l'Erythrée, l'Ethiopie, Madagascar, le Zimbabwe, l'Afrique du Sud, Djibouti, l'Egypte, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Tanzanie et l'Ouganda)

seront en pénurie d'eau d'ici 2010.

Ils disposeraient en effet de moins de 1 000 m3 d'eau par habitant et par an.

Ce texte révèle également que plus de 300 millions de personnes dans ces pays sont sans eau potable, et encore plus nombreux sont ceux qui ne sont pas reliés à un système d'assainissement pour l'évacuation des eaux usées.

Dans ces régions, les femmes passent des heures chaque jour à chercher des sources d'eau, à la récupération et à la purification de l'eau.



Les conséquences directes de cette situation se traduisent par le fait que près d'un habitant du continent africain sur deux souffre de maladies liées au manque d'eau.

or en moyenne, un être humain a besoin d'environ 20 litres d'eau salubre par jour pour ses besoins métaboliques, hygiéniques et domestiques.

si l'organisme peut vivre des semaines sans nourriture il ne peut survivre que quelques jours sans eau.

On estime par exemple, que chaque année, 900 millions de personnes souffrent et environ 2 millions meurent de maladies diarrhéiques transmises par l'eau.

La plupart des malades vivent dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les plus exposés étant les enfants et les personnes âgés.

Des millions de gens souffrent d'autres maladies liées à l'eau telles que la bilharziose, le choléra, l'éléphantiasis et l'ankylostomiase.



Le problème se trouve aggravé par le fait que partout dans le monde les ressources en eau et les écosystèmes qui les produisent sont menacés par la pollution, l'utilisation abusive, les modifications dans l'utilisation des terres, et autres phénomènes suscité par les hommes.

Les tensions frontalières pour l'accès à l'approvisionnement en eau se multiplient et, selon certains spécialistes, 51 pays situés dans 17 bassins hydrologiques internationaux risquent ainsi d'entrer en conflit au cours des dix prochaines années.

Le Nil, le Jourdain, le Tigre, l'Euphrate, le Gange et le Mékong sont les principaux points sensibles de cette bataille pour l'eau.

Les investissements consacrés aux ressources en eau devraient plus que doubler, et passer ainsi d'environ 70-80 milliards à 180 milliards de dollars par an pour faire face aux besoins.



Le phénomène va s'exacerber d'autant plus, que l'approvisionnement en eau est rapidement privatisé, sous la pression des grandes firmes multinationales de l'eau qui plaident pour que l'approvisionnement public en eau et même l'eau potable soient considérés comme des marchandises.

On estime que le marché mondial annuel de l'eau et des eaux usées oscille entre 300 et 800 milliards de dollars (Banque Mondiale).





L'eau "Cette ressource rare, essentielle pour la vie, doit être considérée comme un trésor naturel faisant partie de l'héritage commun de l'humanité."

Federico MAYOR, Directeur général de l'UNESCO
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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 00:55

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 16:45

... "L'eau c'est la vie" dit-on ...

... "L'eau c'est la vie" dit-on ...
L'eau est le constituant majeure de notre corps.
Ainsi, elle est indsipensable à tous les êtres vivants.
A titre d'exemple un fétus de six semaines en est constitué à 97 % d'eau et représente 60 % de la masse d'un adulte.

C'est un potentiel à entretenir et à sauvegarder.
Elle doit faire l'objet d'un perpétuel renouvellement.
C'est pourquoi, un adulte, en climat tempéré et en l'absence de tout effort physique, doit boire de 1 à 1,5 litres d'eau par jour.
Cette quantité minimale indispensable s'élève à 3 litres ou plus en climat chaud ou en cas d'effort physique.
En climat aride, l'espérance de vie sans eau excède rarement 2 jours.
Un adulte pesant 70 kg au repos et dans un climat tempéré élimine chaque jour de 2 à 2,5 litres d'eau, qu'il doit récupérer via la boisson et la nourriture, afin de maintenir un équilibre entre les entrées et les sorties d'eau.
La déshydratation est en effet fatale à l'homme : une perte de 20 % de l'eau corporelle équivaut à la mort.
Cette teneur en eau va s'amenuiser de la naissance à la mort.

L'eau est présente dans le corps sous la forme de deux " compartiments " différents.
Le plus important, quantitativement, est le liquide intracellulaire (60 % de la masse totale de liquide de l'organisme).
Mais il existe également de grandes quantités de liquide à l'extérieur des cellules : c'est le liquide extracellulaire.
Une grande part se rencontre dans le système circulatoire, le sang bien sur, mais aussi la lymphe.
Du liquide extracellulaire baigne également toutes nos cellules, de même que nos tissus et nos organes : c'est le milieu intérieur.


La proportion en eau est liée au poids

Pour une taille identique, plus on est maigre et plus la quantité d'eau est importante : elle peut dépasser 70 % chez les gens trés maigres.
A l'inverse, chez les grands obèses, elle peut ne pas excèder 30 %. La teneur en eau varie également selon les organes.

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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 01:08

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 16:45

L'eau, l'or bleu

L'eau, l'or bleu
L'eau dans le monde.

Ainsi que nous l'avons évoqué, du fait de l'explosion démographique qui s'accélère, passant de 6.5 milliards d'habitants en 2005 à plus de 11 milliards vers 2100, la question de l'approvisionnement en eau va devenir cruciale.

Pour subvenir aux besoins alimentaires d'une population sans cesse croissante, il a fallu augmenter les surfaces agricoles et intensifier l'agriculture.
La surface totale des terres irriguées a été multipliée par cinq depuis le début du XXeme siècle.
Elle a quasiment doublé depuis 1960, principalement en Asie (Chine, Inde, Pakistan) et aux États-Unis.
La rapidité de cet accroissement s'est toutefois ralentie après 1980 dans les pays développés.

Aujourd'hui, à l'échelle mondiale, les hommes prélèvent environ 3800 km3 d'eau douce chaque année pour leurs différents usages !

Si la population mondiale double d'ici un siècle, la demande d'eau va également exploser et avec elle la dégradation de la qualité des eaux.
Si l'eau douce vient à manquer, s'il s'agit de ressources communes entre pays, cela peut entraîner des guerres ouvertes ou des embargos.
On s'est battu pour des îles stratégiques ou pour l'or noir, on se battra bientôt pour " l'or bleu " si chacun ne partage pas ses ressources et ne réduit pas sa consommation.

Face à ce danger de pénurie d'eau, les organisations internationales ont pris les devants et multiplient les conférences et les rencontres pour tenter de développer une politique commune à l'échelle mondiale afin d'obtenir de tous les pays des engagements politiques fermes afin de résoudre le problème à l'échelle planétaire.
Mais sur le terrain cette méthode est stérile car elle ne peut pas être suivie d'actions à l'échelle planétaire.

Si l'idée de l'entraide internationale concernant l'eau reste d'actualité, une stratégie d'action globale paraît inapplicable.
Seules des actions ciblées locales (collaboration financière, coopération, etc) portent leur fruit, et pour bien faire gérées par des OGN.

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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 01:22

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 16:46

L'offre et la demande de l'eau.

L'offre et la demande de l'eau.
De nos jours, plus d'un tiers de l'humanité soit plus de 2 milliards d'habitants survivent avec moins de 5 litres d'eau par jour, moins de 1700 m3 par an, c'est ce qu'on appelle le " stress hydrique ".

Dans la zone qui s'étend de la Tunisie au Soudan et au Pakistan, c'est-à-dire dans plus de 20 pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient, chaque habitant doit se contenter en moyenne de moins de 3 litres d'eau par jour, soit moins de 1000 m3 d'eau douce par an, une situation dite de "pénurie chronique".
Impossible dans ces conditions d'avoir une bonne hygiène et de vivre dans l'opulence.
L'eau douce est donc une denrée rare pour des milliards d'habitants.

Dans ces pays pauvres, 4 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées au manque d'eau.
6000 enfants meurent chaque jour dans le monde pour avoir consommé une eau non potable alors que leur maladies sont faciles à soigner.

En Occident c'est tout le contraire; nous gaspillons généralement cette eau pourtant si précieuse.
Nous consommons chacun au moins 15 à 20 fois plus d'eau que les habitants des pays sous-développés et beaucoup plus encore dans l'industrie et l'agriculture.

A l'échelle de la planète, on estime qu'environ 40000 km3 d'eau douce s'écoulent chaque année sur les terres émergées, lesquels, partagés entre les 6 milliards d'individus, devraient fournir 6600 m3 d'eau douce à chacun soit plus de 18000 litres d'eau par jour !
Nous sommes largement en-dessous de ce quota et les réserves d'eau douce sont donc globalement suffisantes pour répondre à l'ensemble des besoins.

Les réservoirs d'eau douce sont très inégalement répartis à la surface du globe.
Alors que les pays occidentaux par exemple ont pour la pulpart la chance de posséder d'énormes réserves qui se renouvellent chaque année pour alimenter une population qui accuse une faible croissance démographique, beaucoup de pays tropicaux et insulaires n'ont pas d'eau en suffisance, subissent une croissance démographique galopante et connaissent des difficultés d'approvisionnement extrêmement pénalisantes.
Ceux des régions arides notamment sont dans une situation de stress hydrique sévère et il suffit d'une sécheresse pour décimer les populations les plus faibles et le bétail.

Cette situation catastrophique est parfois entretenue par des guerres civiles où les autorités profitent de cet état de sécheresse et de pauvreté chronique pour décimer des populations opposées à leur politique en les laissant littéralement crever de faim et mourir de soif.
Elles prennent ainsi les populations les plus faibles en otage afin de faire pression sur la communauté internationale, quand ses représentants eux-mêmes ne sont pas pris en otage.

Malheureusement les zones arides ont tendance à progresser de part et d'autre des Tropiques et les guerres civiles larvaires ou en pleine ébullition ne se comptent plus.

5% des Etats soit 9 pays se partagent 60% des réserves mondiales d'eau douce : le Brésil, la Russie, les États-Unis, le Canada, la Chine, l'Indonésie, l'Inde, la Colombie et le Pérou.
Il faut y ajouter une répartition très hétérogène de la population qui augmente encore parfois les disparités.

C'est ainsi que l'Asie qui rassemble près de 60% de la populations mondiale ne dispose que de 30% des ressources mondiales d'eau douce.
Le bassin de l'Amazonie qui ne regroupe que 0.3% de la population du globe concentre 15% de son eau douce.

A plus petite échelle, la bande de Gaza, en Palestine, dispose de 59 m3 par habitant et par an alors que l'Islande coule littéralement sous ses réserves avec 630 km3 d'eau douce par habitant et par an !

On observe également un déséquilibre au sein même d'un pays.
Ainsi, la Californie par exemple doit importer de l'eau douce pour couvrir les besoins de sa population et doit limiter son utilisation durant la période estivale.
En Espagne, la région de Barcelone est au seuil de la rupture de stock et devra prendre des mesures pour économiser son eau douce.
Même chose sous nos latitudes où la France comme la Belgique doivent parfois rationner l'eau durant les canicules.
Ainsi que nous l'avons expliqué, selon les experts, le réchauffement climatique devrait encore accentuer ces inégalités.



PS Sur le shéma; A gauche, volumes d'eau utilisés dans le monde par les différents secteurs du marché.
A droite, ceux qui bénéficient des plus grandes réserves d'eau douce (en haut) ne sont pas ceux qui en ont le plus besoin (en bas).
Documents World Water Council et World Development Indicators, Banque Mondiale, 2000.


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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 01:27

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 16:46

Problèmes de gestion de l'eau.

Problèmes de gestion de l'eau.
Si les réserves d'eau douce sont largelent suffisante peur alimenter l'humanité, l'exploitation des nappes phréatiques est plus délicate et risque à terme, en cas d'excès, d'entraîner leur épuisement et avec elles la destruction des biotopes qu'elle alimente.

A la différence des cours d'eau, les nappes souterraines sont des réservoirs qui se renouvellent très lentement à l'échelle humaine (en quelques siècles généralement) et qui ne peuvent donc pas rapidement suppléer à l'épuisement d'autres réserves.

Les experts prévoient l'épuisement dans les 30 ans à venir de plusieurs nappes importantes en raison de leur exploitation intensifie : +100 % en 10 ans en Tunisie, +144% en 30 ans aux États-Unis, +300% en 10 ans en Arabie Saoudite, intensification également importante en Chine, en Inde et en Iran.

Or, toute cette eau est souvent gaspillée. Le gaspillage croit avec le niveau de vie des populations. On le constate d'abord dans le temps : les Européens consomment aujourd'hui 8 fois plus d'eau douce que leurs grands-parents pour leur usage quotidien.

On le constate aussi d'un pays à l'autre parmi les états les plus riches : un habitant de Sydney par exemple consomme en moyenne plus de 1000 litres d'eau potable par jour, un Américain environ 350 litres et un Européen environ 150 litres... c'est un facteur 2 à 3 fois supérieur à ce que consomme les habitants de certains pays en développement qui doivent se contenter de quelques litres par jour !

Les pertes également peuvent être très importantes, atteignant en moyenne 45% des prélèvements qui sont perdus par drainage, fuite et évaporation lors de l'irrigation et par fuite dans les réseaux de distribution d'eau potable. Nous avons vu que dans des mégapoles comme Le Caire ou Mexico, jusqu'à 70% de l'eau de distribution est perdue par fuite dans les réseaux ! Dans tous les pays chauds exploitant encore les modes traditionnels d'irrigation, plus de 50% de l'eau est perdue par évaporation.

Enfin, sur le plan qualitatif, plus la consommation d'eau augmente, plus les rejets d'eaux usées et d'effluents sont importants, ce qui polluent et dégradent les écosystèmes aquatiques de façon parfois impressionnante et permanente. Cette pollution pose un grave problème car elle pourrait à terme rendre les réserves progressivement inexploitables et condamner à mort la faune comme la flore qui en vit.

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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 01:31

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 16:46