Problèmes de gestion de l'eau.

Problèmes de gestion de l'eau.
Si les réserves d'eau douce sont largelent suffisante peur alimenter l'humanité, l'exploitation des nappes phréatiques est plus délicate et risque à terme, en cas d'excès, d'entraîner leur épuisement et avec elles la destruction des biotopes qu'elle alimente.

A la différence des cours d'eau, les nappes souterraines sont des réservoirs qui se renouvellent très lentement à l'échelle humaine (en quelques siècles généralement) et qui ne peuvent donc pas rapidement suppléer à l'épuisement d'autres réserves.

Les experts prévoient l'épuisement dans les 30 ans à venir de plusieurs nappes importantes en raison de leur exploitation intensifie : +100 % en 10 ans en Tunisie, +144% en 30 ans aux États-Unis, +300% en 10 ans en Arabie Saoudite, intensification également importante en Chine, en Inde et en Iran.

Or, toute cette eau est souvent gaspillée. Le gaspillage croit avec le niveau de vie des populations. On le constate d'abord dans le temps : les Européens consomment aujourd'hui 8 fois plus d'eau douce que leurs grands-parents pour leur usage quotidien.

On le constate aussi d'un pays à l'autre parmi les états les plus riches : un habitant de Sydney par exemple consomme en moyenne plus de 1000 litres d'eau potable par jour, un Américain environ 350 litres et un Européen environ 150 litres... c'est un facteur 2 à 3 fois supérieur à ce que consomme les habitants de certains pays en développement qui doivent se contenter de quelques litres par jour !

Les pertes également peuvent être très importantes, atteignant en moyenne 45% des prélèvements qui sont perdus par drainage, fuite et évaporation lors de l'irrigation et par fuite dans les réseaux de distribution d'eau potable. Nous avons vu que dans des mégapoles comme Le Caire ou Mexico, jusqu'à 70% de l'eau de distribution est perdue par fuite dans les réseaux ! Dans tous les pays chauds exploitant encore les modes traditionnels d'irrigation, plus de 50% de l'eau est perdue par évaporation.

Enfin, sur le plan qualitatif, plus la consommation d'eau augmente, plus les rejets d'eaux usées et d'effluents sont importants, ce qui polluent et dégradent les écosystèmes aquatiques de façon parfois impressionnante et permanente. Cette pollution pose un grave problème car elle pourrait à terme rendre les réserves progressivement inexploitables et condamner à mort la faune comme la flore qui en vit.

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# Online seit Sonntag, 05. Oktober, 2008 um 01:31

Geändert am Mittwoch, 15. Oktober, 2008 um 16:46

Une pénurie d'eau en 2025 ?

Une pénurie d'eau en 2025 ?
Depuis 1940, chaque année la consommation d'eau dans le monde augmente de 2.5 à 3% en moyenne alors que le taux de croissance démographique n'est que de 1.5 à 2%.
Dans les pays développés, les pénuries d'eau ont augmenté annuellement de 4 à 8% entre 1990 et 2000.

Près d'un demi-miliard d'habitants de 31 pays, la pluaprt du Moyen-Orient et d'Afrique souffrent aujourd'hui du manque d'eau. Selon l'ONU, au taux actuel de croissance de la population et de ses besoins en eau douce, en 2025 la quantité moyenne d'eau douce disponible devrait chuter de 6600 à 4800 m3 par habitant et par an, soit une réduction de près d'un tiers. A cette date, les experts estiment que 5 fois plus d'habitants qu'aujourd'hui seront touchés par la pénurie d'eau, ce qui représentera 2.8 milliards d'habitants soit 35% de la population estimée de la Terre à cette époque !

En 2025, 17 autres pays, y compris l'Ethopie, l'Inde, le Kenya, le Nigéria et le Pérou s'ajouteront à la liste des pays en manque d'eau. La Chine et le Pakistan approcheront de l'état de stress hydrique.

Si l'augmentation des prélèvements en eau se poursuit au taux actuel, entre la moitié et les deux tiers de l'humanité devraient être en situation de stress hydrique en 2025, soit un retournement de la situation actuelle au détriment de tous les pays pauvres. Ce seuil d'alerte correspondant à moins de 1700 m3 d'eau douce disponible par habitant et par an (< 5 litres/jour).

Le risque d'une pénurie d'eau douce est donc bien réel et mêmes les mégapoles occidentales seront touchées par le phénomène. Ainsi, sachant que les habitants de Floride consomment en moyenne 600 litres d'eau par jour, 4 fois plus que les Européens, le Gouvernement fédéral a récemment annoncé que son Etat connaîtrait une pénurie d'eau en 2020. C'est bien sûr très inquiétant mais pas catastrophique dans la mesure où cet Etat dispose déjà d'usines de dessalement d'eau de mer.

L'Australie doit également veiller à ses ressources naturelles et sa biodiversité qui ont tendance à disparaître, y compris ses réserves d'eau potable. Actuellement 17 millions d'hectares, une étendue deux fois plus vaste que la Tasmanie, sont en voie de désertification du fait de l'accumulation de sels et de pratiques agricoles inadaptées. Mais ici les rares projets d'implantation de station de dessalement ne sont pas toujours les bienvenus si on en juge par cette pétition de l'ACF contre l'installation de la plus grande usine de dessalement du monde à Sydney. Raisons invoquées : le prix, la pollution et le gigantisme de l'installation. Mais quand on sait que l'Australie est la plus grande consommatrice d'eau potable, on peut comprendre l'intérêt des autorités pour un tel projet.

Tous les efforts se concentrent aujourd'hui dans la sensibilisation du public et du monde agricole. Si les citoyens peuvent facilement réduire leur consommation d'eau, un changement de mentalité dans le secteur agricole ne s'opère pas du jour au lendemain et requiert des investissements que tous les fermiers ne sont pas en mesure de réaliser sans l'aide de l'Etat.

Le problème de l'irrigation est important car c'est l'agriculture qui nourrit toute la population de notre planète. Sa productivité ne peut qu'augmenter et avec elle la surconsommation d'eau douce. Déjà excessive, celle-ci devrait encore augmenter de 17% jusqu'en 2025.

Pour maîtriser la consommation d'eau du secteur agricole, il est donc urgent d'amélioration la gestion globale de l'irrigation en incitant les fermiers à utiliser les nouvelles méthodes décrites précédemment.

Il y a également la question humanitaire. Aujourd'hui, un habitant sur cinq n'a pas accès à l'eau potable. Selon l'ONU, sur les 33 mégapoles de plus de 8 millions d'habitants qui existeront en 2010, 27 seront situées dans les pays les moins développés et donc les moins à même de pouvoir répondre aux besoins.

En complément, même si de légères diminutions de la consommation en eau sont observées depuis quelques années en Occident, les experts prévoient 40% d'augmentation de la consommation municipale et domestique d'ici à 2020.

Comment enrailler ce processus ? Pour tenter d'inverser cette tendance, diverses solutions existent pour diminuer la consommation d'eau et limiter les pertes : améliorer l'efficacité des techniques d'irrigation, généraliser l'usage des méthodes les plus performantes, rénover les structures de production et de distribution d'eau potable et en construire de nouvelles, préserver les réserves, lutter contre la pollution, notamment en assainissant les zones poluées, en recyclant l'eau ... Mais comme nous l'avons déjà souligné, toutes ces mesures sont très onéreuses et généralement inacessibles aux pays en voie de développement.

Le problème ne peut donc être résolu qu'au niveau politique, en concertation avec les instances nationales et internationales et en réorientant les priorités d'investissements vers les régions les plus affectées et les projets les plus susceptibles de renverser cette tendance.


PS Ce poster de l'UNESCO nous rappelle que l'eau douce est indispensable à la vie.
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Geändert am Mittwoch, 15. Oktober, 2008 um 16:46

L'or bleu : l'eau en otage.

L'or bleu : l'eau en otage.
La mythologie dogon dit que c'est la vapeur d'eau qui créa le monde et l'union de deux eaux qui créa la vie. Nommo, le dieu-eau gère ainsi l'univers.
Ce mythe pourrait un jour devenir réalité.

Si nous ne prenons aucune mesure pour limiter notre consommation d'eau, selon l'ONU, d'ici 2050 l'eau pourrait devenir un enjeu économique aussi puissant que l'est aujourd'hui le pétrole; à l'avenir l'eau pourrait faire l'objet de tous les chantages. C'est dire toute l'importance de cette ressource que d'aucuns appellent déjà " l'or bleu ".

Ainsi que nous l'avons évoqué, si l'eau devient rare, son appropriation peut devenir source de conflits. Aujourd'hui, plus de 40% de la population mondiale est établie dans les 250 bassins fluviaux transfrontaliers du globe. Autrement dit, toutes ces populations se trouvent dans l'obligation de partager leurs ressources en eau avec les habitants d'un pays voisin. Si les mentalités européennes nous mettent à l'abri de grands conflits, il est des pays à l'humeur plus sanguine où un fleuve traversant les terres peut devenir un véritable instrument de pouvoir aux mains du pays situé en amont. Comme un barrage érigé sur un fleuve, celui qui maîtrise du débit de l'eau dirige l'avenir économique de son pays et la bonne santé de ses habitants.

Le rôle stratégique de l'eau n'est pas nouveau. Les historiens rapportent qu'en 1503 déjà, Léonard de Vinci conspirait avec Machiavel pour détourner le cours de l'Arno en l'éloignant de Pise, une cité avec laquelle Florence, sa ville natale, était en guerre.

Au Moyen Âge, les désordres sociaux en Afrique orientale ont coïncidé avec les périodes de sécheresse. Dans les sociétés asiatiques, l'eau était un instrument de puissance politique : l'ordre social, les répressions et les crises politiques dépendaient des caprices des pluies.

Aujourd'hui encore, au Proche-Orient par exemple, l'eau est source de tensions politiques. Ainsi l'Égypte, entièrement tributaire du Nil pour ses ressources en eau, doit néanmoins partager celles-ci avec dix autres États du bassin du Nil, notamment avec l'Éthiopie où le Nil bleu prend sa source, et avec le Soudan. La Turquie est le berceau du Tigre et de l'Euphrate qui alimentent l'Irak et la Syrie. Jadis la Turquie n'a pas hésité à ériger des barrages sur le cours supérieur de l'Euphrate afin de réguler selon son humeur politique le débit en aval et la pression sur ces ennemis.

Pour certains experts, avec l'explosion démographique et l'accroissement des besoins, ces tensions pourraient se multiplier à l'avenir. L'ONU doit donc tout mettre en œuvre pour changer les mentalités et calmer l'atmosphère houleuse qui risque de se développer si les discussions se transforment en palabres. D'autres en revanche pensent que la gestion commune de l'eau peut calmer les tensions internationales. Ils mettent par exemple en avant la coopération entre l'Inde et le Pakistan qui, au plus fort de la guerre qui les opposait dans les années 1960, n'ont jamais interrompu le financement des travaux d'aménagement qu'ils menaient en commun sur le fleuve Indus.

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# Online seit Sonntag, 05. Oktober, 2008 um 01:35

Geändert am Mittwoch, 15. Oktober, 2008 um 16:46

L'eau, une question politique.

L'eau, une question politique.
L'eau étant une ressource vitale et universelle, c'est-à-dire nécessaire à tous et que l'on doit partager, depuis les années 1980, les rencontres internationales sur l'eau se sont multipliées, signe d'une inquiétude des États participants qui reconnaissent tous qu'il est important de gérer durablement cette ressource très précieuse.

Bien que ce débat touche de plus en plus de nations, jusqu'à présent toutes ces rencontres n'ont aboutit à aucun résultat concret, les Etats ne parvenant pas à définir une stratégie d'action commune.

Lors de la première conférence internationale sur l'eau qui se déroula à Mar del Plata en Argentine en 1977, l'eau fut définie comme un "bien commun", un bien auquel chacun devait pouvoir accéder pour ses besoins primordiaux. Mais à cette conception toute théorique s'est progressivement substituée, au fur et à mesure de sa raréfaction, une vision beaucoup plus pragmatique et marchande : en 1992 à la conférence de Dublin, l'eau fut cette fois clairement déclarée "bien économique".

En 1997, au cours du premier Forum mondial de l'eau qui s'est tenu à Marrakech au Maroc, 4500 représentants d'un peu plus de 100 pays exprimèrent leur crainte de voir l'eau devenir, comme le pétrole, une denrée monnayable et chère à courte échéance, et l'enjeu de nouvelles guerres.

Aujourd'hui le constat est unanime parmi les experts : une crise grave peut se produire si les gouvernements n'améliorent pas leur gestion des ressources en eau.

Quels sont les remèdes pour enrayer cette crise ? Les opinions divergent. Certains participants parlaient de privatiser le secteur de l'eau à l'échelle mondiale mais de nombreuses ONG condamnèrent cette vision "technico-économique et marchande" et relancèrent l'idée que l'accès à l'eau devait faire partie des droits fondamentaux de l'homme, l'eau doit être gratuite ou tarifé à prix coûtant.

A l'issue de ce Forum, les divers ministres de l'environnement ou des ressources hydriques se sont finalement entendus pour rédiger une déclaration commune qualifiant l'eau d'élément "indispensable à la vie et à la santé des hommes et des écosystèmes et une condition fondamentale au développement des pays".



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# Online seit Sonntag, 05. Oktober, 2008 um 01:36

Geändert am Mittwoch, 15. Oktober, 2008 um 16:46